La belle histoire du château

Il a traversé les siècles, sans jamais perdre de sa superbe. Restauré et agrandi, transformé en un palace de charme il y a trente ans, il vit chaque saison une nouvelle jeunesse grâce à vous…

Le nom de la Messardière remonte à l’époque du royaume des Francs, plus précisément au règne de Charles Martel, le grand-père de Charlemagne. Il est lié par de multiples alliances aux lignées royales, carolingiennes, puis capétiennes. De faits d’armes en distinctions de cour, c’est en 1669, à l’époque du mariage de Renée, fille du seigneur de la Messardière, avec le comte Léonor Le Brun, que les armoiries de la dynastie font leur apparition. « Armes d’argent au chevron de gueule, accompagné de trois merlettes de sable, avec pour devise Victor et Inermis, vainqueur même désarmé ». 

Achevé en 1904, le château est le superbe cadeau de mariage de deux époux hors du commun, Henri Brisson de la Messardière, officier et excellent cavalier et Louise Dupuy d’Anjeac, une jeune artiste au caractère très moderne. Deux enfants naissent de cette union et la vie au château se déroule douce et heureuse, rythmée par les longues promenades à cheval et les mélodies au piano. Le destin met fin à ce bonheur en frappant Henri prématurément. 

Pour remédier à une ruine annoncée, la jeune veuve dynamique, déterminée et visionnaire décide alors d’accueillir au château des hôtes de marques, puis dans un deuxième temps des jeunes filles de bonne famille qui viennent y parfaire leur éducation. La vocation d’accueil du lieu est née. Mais Louise qui excelle dans la vie mondaine est loin d’être une bonne gestionnaire. Les réceptions fastueuses, les fêtes grandioses s’enchaînent pendant les années folles. Lentement, le domaine décline, puis finit par sombrer.

Obligée de vendre, elle ne parvient pourtant pas à quitter le charme des paysages tropéziens et s’installe non loin du château de son cœur. Demeure successive d’un notaire de Nice puis d’un industriel, il connaît une période sombre, ouvert aux quatre vents. Les rumeurs parlent même de fantômes… De quoi éveiller les superstitions et faire naître le mythe.

Sa renaissance débute en 1989. Restauré et agrandi sous l’égide de l’architecte en chef des Monuments Historiques Jean-Claude Rochette qui lui rajoute 2 grandes ailes face à la mer, une piscine centrale et rénove la bastide adjacente, il est transformé en hôtel de luxe dès juillet 1990. Ici plus qu’ailleurs, les murs ont une histoire…